Oh détour d’une tour

Dessin Tour Labourdette
Archéologie contemporaine

La collecte de points de vue se poursuit dans les quartiers Vieux Port et Belsunce le samedi 8 février. Un phare dans les thématiques qui guident mes recherches, l’archéologie contemporaine.
Comme des archéologues, nous allons observer les différentes strates architecturales qui se superposent dans l’espace urbain : période antique, 17e, 19e siècles, années 60, 70, 80 et 2000.

Les points de vue sont riches en détails, nous nous attacherons qu’à une partie des compositions et pour le reste un trait de contour pour décrire la forme.

Prochaine date pour cette balade urbaine : le samedi 22 mars

Point de vue n°1 – La colline de la Garde

En contre-jour nous suivons du regard, de gauche à droite, de haut en bas, le trait de contour qui délimite le bâti du ciel : les ondulations végétales, les pentes des murs de côté, les toits recouverts de tuiles, les cheminées des immeubles, les lampadaires et arbres.
S’ajoutent les lignes basses des différents bâtis qui comme des frises décoratives viennent asseoir la basilique Notre Dame de la Garde.

Point de vue n°2 – Depuis la rue Courtellerie – une fissure dans l’urbain

Encadré des profilés Haussmanniens, se développe sur un coussin vert une composition reprenant les diverses strates urbaines.
La raideur des pentes entrantes et sortantes en béton ondulées du Centre Bourse, barrée d’une ligne noire vitrée, servent de support à une éruption urbaine, calée sur la droite pour une fusion des corps.

Point de vue n°3 – Jardin des vestiges

Une composition où se découvrent toutes les strates architecturales.
Des formes, triangulaires enchâssées les unes aux autres, barrées de fenêtres noires, d’un futur des années 70. Une frise contemporaine triangulée et sphérique rythme le déplacement du regard.
Se superpose un élan moderne avec 2 bâtis qui se font face.
À gauche, les années 80 avec un petit rêve d’Amérique dans la forme cubique, le reflet et le rythme des ombres portées des panneaux en sailli.
À droite, les années 60, s’élance une des tours Labourdette dont l’ombre triangulée des fenêtres donne un écho aux formes du Centre Bourse.
Le socle vitré de cet ensemble, restauration du musée d’histoire de la ville en 2013, vient, dans sa sobriété, refléter les vestiges du port antique.

Point de vue n°4 – Depuis la rue Henri Barbusse

Le rose au joue devant cet élan urbain.
La tour se pose sur l’enchevêtrement de murets comme une proue de bateau qui glisse sur les vestiges de la ville.
Se retrouve la frise triangulée et sphérique de couleur rose.

Point de vue 5 – Depuis la rue des Pénitents Bleus

Dans un même alignement, les formes se superposent : bâti haussmannien avec frontons et balcons qui glissent sur un cube des années 80.
Cette ligne est renforcée par les 3 volumes qui avancent, glorieux de leur hauteur et descendent dans la perspective du Centre Bourse qui nous fait face.
Cet alignement est souligné par la courbe de la rue encadrée, cerclée de potelets au ras du sol qui reflètent la lumière du ciel.

Point de vue n °6 – La Hall Puget – 1666

Un voyage dans le temps avec un temple aux colonnes ioniques.

Point de vue n°7 – Depuis la rue Thubaneau

Le décollage de l’émotion / envolée émotionnelle
Les rampes de chaque côté portent la perspective sur le fond de la rue d’où s’élève le profilé de la tour.
Rondeur des gouttières, pentes des toits, volets entre-ouverts rythment le chemin du regard vers l’émotion finale qui d’un coup surgit, en appui sur le bâti.